Succession : l’âge idéal pour léguer à vos enfants

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Succession : l'âge idéal pour léguer à vos enfants !-© Getty images

Existe-t-il un âge spécifique qui minimise les frais de succession ? Planifier sa succession n’est jamais facile, mais il existe des moyens légaux pour protéger ses proches et optimiser la transmission de son patrimoine. Dans cet article, nous explorons, à la lumière des notaires Nathalie Couzigou-Suhas et Flore de Saint-Maurice, experts en droit de la famille et gestion patrimoniale, les différents aspects de la planification successorale et vous dévoilons les stratégies à adopter pour léguer vos biens à vos enfants au bon moment.

Quels droits de succession les parents ont-ils envers leurs enfants ?

La question des droits de succession pour les parents envers leurs enfants dépend de la valeur du patrimoine de chaque famille ainsi que des donations que les parents souhaitent transmettre au profit de leurs enfants.

En principe, « chaque parent dispose d’un abattement en faveur de chaque enfant de 100 000 euros « , expliquent les expertes dans les colonnes du Parisien.

Ainsi, dans le cas « d’un couple marié ayant 3 enfants, on dispose de 6 abattements de 100 000 €, soit au total 600 000 € d’abattements« , ont-elles cité à titre d’exemple.

Dans le cas où la valeur du patrimoine commun est inférieure à 100 000 euros, il est tout à fait possible de transmettre ses biens à ses enfants avec exonération des droits de succession. Pour plus de détails, il est préférable de faire appel au service de votre notaire.

Les enfants décédés conservent-ils leur abattement au profit des enfants survivants ?

Selon Nathalie Couzigou-Suhas et Flore de Saint-Maurice, l’abattement n’est pas transmissible. Dans une fratrie de 5 enfants, si l’un d’eux est décédé avant la transmission du patrimoine, il ne peut pas bénéficier de ses droits au profit de ses sœurs et frères vivants.

À quel âge est-il plus avantageux de transmettre ses biens à ses enfants ?

Le moment le plus le plus opportun c’est de planifier la transmission de ses biens à ses enfants avant l’âge de 61 ans révolus.

Dans le cas où les parents n’ont pas « consenti de donations remontant à moins de 15 ans à [leurs] enfants, le coût de cette donation serait de l’ordre de 10 500 euros, incluant les frais d’inscription au fichier immobilier de cette donation« , affirment-elles.

La rémunération du notaire fixée par l’Etat est elle-même comprise dans ces frais de 10 500 euros annoncés », précisent-elles.

Au moment du décès, « les enfants n’auront aucuns droits de succession à payer sur la maison puisque l’usufruit s’éteint sans rien avoir à payer« .

Que dit la loi concernant les parents qui alimentent les comptes épargne ou l’assurance vie de leurs enfants ?

C’est une question de plus en plus fréquente venant des parents qui souhaitent offrir le maximum de sécurité à leurs enfants. « L’administration fiscale tolère cette pratique sans pour autant la taxer comme une donation« , assurent les expertes.

Cependant, il est important de « rester raisonnable dans les sommes octroyées, qui doivent être proportionnées à vos revenus et patrimoine« , ont-elles souligné. Sinon, « il n’existe aucun barème légal« .

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