Revenus locatifs : comment faire pour échapper aux impôts, un spécialiste de la fiscalité décrypte

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Revenus locatifs : comment faire pour échapper aux impôts, un spécialiste de la fiscalité décrypte !-© iStock

L’astuce pour réduire une partie, ou la totalité de l’assiette imposable des propriétaires qui investissent dans la location des biens. Un expert décrypte.

Fiscalité investissement locatif.

Selon que votre location est meublée ou non, l’imposition n’est pas la même. Pour la location nue, par exemple, « vous êtes imposé dans la catégorie de limpôt sur le revenu« , c’est-à-dire sur les revenus fonciers.

Avec la location meublée, par contre, vous dépendez de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

« Le régime micro sur les revenus fonciers, accessible si les revenus locatifs ne dépassent pas 15 000 € par an, permet de bénéficier d’un abattement de 30%, correspondant aux charges », indique Edouard Pruvost, avocat fiscaliste en immobilier.

Outre celui-ci, il est possible d' »opter volontairement pour le régime réel : cela peut en effet être plus avantageux dans le cas où le montant total des charges dépasserait le forfait proposé. »

Charges déductibles aux revenus fonciers.

Le saviez-vous qu’il est aussi tout à fait possible de déduire les charges de copropriété, la taxe foncière, les frais de gestion en passant par les intérêts d’emprunt (uniquement la partie intérêt, NDLR), la prime d’assurance et même les travaux d’amélioration et d’entretien.

Pour en savoir davantage, consultez l’article 31 du Code général des impôts se référant aux charges déductibles liées aux revenus fonciers.

Comme rappelé dans les colonnes du journal Le Figaro, « les travaux d’agrandissement, de construction et reconstruction » ne sont quant à eux, pas pris en considération.

Quid du déficit foncier ?

« Pour la location non meublée, si les charges dépassent les loyers perçus, un déficit foncier est alors généré, indique Edouard Pruvost. Cet avantage, précise-t-il, pourra être imputé sur le revenu global, dans la limite de 10 700 € par an ».

Cette limite augmente à 15 300 € dans le cadre d’un déficit foncier provenant d’un dispositif Périssol ou Cosse et est rehaussée à 21 400 € pour les dépenses déductibles de travaux de rénovation énergétique.

Pour la location meublée, dépendant de la fiscalité des entreprises, il est possible d’opter pour le régime micro jusqu’à 77 700 € de revenus locatifs par an. L’abattement appliqué est de 50%.

Revenus locatifs : comment faire pour échapper aux impôts, un spécialiste de la fiscalité décrypte

« L’avantage du régime meublé est la possibilité de pouvoir pratiquer, en plus, un amortissement du bien, qui prend en compte la dépréciation du bien dans le temps et permet ainsi de diminuer l’assiette imposable », explique Edouard Pruvost.

Grâce à l’amortissement et aux charges, vous pouvez réduire la quasi-totalité, voire totalement, le montant de vos revenus sur lesquels vous payez des impôts. Cela permet ainsi de ne pas payer d’impôt sur le revenu locatif.

« Pour un propriétaire qui souhaite allier simplicité et efficacité, la location meublée au régime réel avec amortissement du bien est le régime le plus adapté », conclut Edouard Pruvost.

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