Logement étudiant : ces parents se donnent tous les moyens pour loger leurs enfants

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Logement étudiant : ces parents se donnent tous les moyens pour loger leurs enfants !-© Getty images

Chaque année, c’est le même refrain. Les étudiants se livrent malgré eux, à une course au logement. Se loger est devenu un véritable parcours du combattant face à la pénurie de logement étudiant au point que certains parents aient dû trouver une solution.

Crise de logement étudiant

« Il est plus difficile pour un étudiant de trouver un bien à louer que de décrocher son diplôme », rapporte-t-on dans les colonnes du site ladepeche.fr.

« Nous sommes dans une zone tendue qui l’est encore plus aujourd’hui et ça devient très problématique« , estime Sébastien Bénet, président de la Fédération nationale de l’immobilier de Haute-Garonne (Fnaim 31).

« Malgré l’apparition de nouvelles offres de type coliving et l’arrivée de nouveaux opérateurs sur le parc privé, il y a toujours une réelle difficulté de se loger correctement et dignement pour les étudiants. Leur premier accès au logement est déjà bouché, ça n’annonce rien de bon pour la suite », confie-t-il.

« L’agenda des visites est plein avant l’annonce »

« Il y a moins de logements neufs pour les investisseurs et moins de nouveaux propriétaires sur le marché susceptibles de libérer leurs locations. Sans oublier le calendrier de rénovation des passoires thermiques, extrêmement contraignant, et le développement des plateformes de locations courte durée comme Airbnb qui ont fait sortir du marché locatif toulousain plusieurs petites surfaces« , détaille l’expert.

« C’est la première fois que je vois autant d’agences qui se retrouvent sans bien à louer. Et quand on rentre un studio, l’agenda des visites est plein avant même d’avoir pu passer l’annonce, rien qu’en relançant les dernières demandes insatisfaites, ajoute le président de la Fnaim 31.

« À Metz, illustre-t-il, un collègue a eu 231 personnes en liste d’attente pour un deux-pièces ».

Résultat, révèle-t-il, « il y a ceux qui ne vont pas trouver, mais il y a aussi ceux qui vont prendre ce qu’il y a, sans que ça ne corresponde à leurs attentes que ça soit en termes de quartier ou d’état du logement« .

Le Bourget-du-Lac, ville la plus tendue du baromètre : 10 demandes pour 1 seule offre

Parmi les villes les plus tendues, on retrouve le Bourget-du-Lac, près de Chambéry; Mont-Saint-Aignan, en banlieue de Rouen et Ecully; Lyon; Talence en banlieue de Bordeaux; Rennes ainsi que Pessac à côté de Bordeaux et Talence, dévoile le baromètre annuel de Loc Service.

« Il y a énormément de demandes, mais très peu d’offres et très peu de petites surfaces sur la commune », confie une conseillère de l’agence Laforêt de Mont-Saint-Aignan.

Logement étudiant : ces parents se donnent tous les moyens pour loger leurs enfants

« Il y a trois résidences universitaires, mais la plupart des étudiants doivent habiter sur Rouen, à 20 minutes de transport en commun à partir du centre-ville », ajoute-t-elle auprès du Parisien.

« Le pôle Uni La Salle a agrandi la proposition d’études, ce qui fait que de plus en plus de parents, pour éviter de payer un loyer, se tournent vers l’acquisition d’un appartement pour y mettre leur enfant sur une longue durée ».

« On a en moyenne une voire deux demandes par semaine de parents qui cherchent. C’est assez compliqué à trouver, mais on arrive à leur proposer des appartements moins chers et un peu plus grands. »

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