Fraudes des cotisations agricoles : une perte de 345,7 millions d’euros

Durée de lecture : 4 minutes
Fraudes des cotisations agricoles : une perte de 345,7 millions d’euros !-© Shutterstock

Travail dissimulé : encore un manque à gagner exorbitant qui fragilise année après année le système de protection sociale. Le bilan 2023 de l’Observatoire du travail dissimulé a révèle, une fois de plus, une lourde perte de près de 9 milliards d’euros pour la Sécurité sociale, l’Unedic et les retraites complémentaires Agirc-Arrco. Qu’il s’agisse d’erreurs involontaires ou de fraudes délibérées, ce phénomène prive les organismes sociaux de ressources vitales.

Travail dissimulé : un fléau qui génère une lourde perte de 9 milliards d’euros par an

Le travail dissimulé continue de paralyser le financement de la protection sociale. Le bilan 2023 de l’Observatoire du travail dissimulé révèle un manque à gagner jusqu’à 9 milliards d’euros, un montant plutôt stable par rapport à la situation des années précédentes.

Comment l’observatoire du travail dissimulé opère-t-il pour lutter contre la fraude ?

L’évaluation du travail dissimulé repose principalement sur les contrôles aléatoires effectués par les inspecteurs du recouvrement de l’Urssaf.

Ces contrôles, appelés LCTI (lutte contre le travail illégal) et CCA (contrôles comptables d’assiettes), permettent à cet organisme de détecter les situations de travail non déclaré ou sous-déclaré. Un champ d’action qui reste limité par rapport à l’ampleur de la fraude au niveau national.

Pour espérer d’endiguer ce fléau, il est essentiel de renforcer les contrôles et les sanctions, mais aussi de sensibiliser les entreprises et les travailleurs aux risques et aux conséquences désastreuses du travail dissimulé.

La mobilisation de tous les acteurs reste le mot d’ordre pour garantir un système de protection sociale juste et durable.

Au-delà du coût financier, cette pratique prive non seulement les travailleurs de leurs droits sociaux mais elle les expose à des conditions de travail précaires.

Des taux de fraude plus élevés observés dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, de la construction et de la livraison

Selon toujours le rapport de l’Observatoire du travail dissimulé, certains secteurs d’activité sont bien plus touchés par cette fraude que d’autres.

On peut citer notamment l’hôtellerie, la restauration, la construction et la livraison. Cependant, dans le domaine des plateformes collaboratives, la situation est encore plus préoccupante.

Les plateformes collaboratives : un véritable nid à fraude

La situation est alarmante dans le domaine des plateformes collaboratives. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, avec 927 millions d’euros détournés (chiffres d’affaires non déclarés ou sous-déclarés).

Concrètement, les VTC (voitures de transport avec chauffeur) et les plateformes de livraison de repas sont les plus touchés par la fraude, avec des taux de cotisation éludée respectifs de 62 % et 70 %.

Partager cet article
Laisser un commentaire