France Travail : une surprise attend certains demandeurs d’emploi

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France Travail : une surprise attend certains demandeurs d’emploi !-© iStock

Le gouvernement entend « faciliter l’accès de certains salariés démissionnaires à l’assurance chômage ». Ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour ces derniers. On vous explique tout à travers les prochaines lignes de ce nouvel article.

Des conditions plus assouplies d’ici le 1er décembre 2024

Cette future réforme de l’assurance chômage appliquée le 1er décembre 2024 ne se limite pas uniquement à « durcir les principales règles d’indemnisation« .

Le texte transmis le 4 juin dernier aux syndicats et au patronat envisage également d’avantager les salariés « qui s’engagent dans le dispositif de démission pour reconversion« , dévoile le magazine Capital.

Règle actuellement en vigueur.

La démission ne donne pas théoriquement droit au chômage, mais il existe des exceptions.

C’est le cas depuis 2019, des « salariés qui démissionnent pour concrétiser un projet de reconversion professionnelle », rappelle Capital. Ces derniers peuvent s’attendre « à des indemnités, sous certaines conditions strictes ».

Aujourd’hui, il faut avoir travaillé 1 300 jours durant les 60 mois précédant la fin du contrat (soit 5 ans de travail continu, pour un salarié travaillant 5 jours sur 7 par semaine) pour avoir droit à une indemnisation chômage.

Ce n’est pas tout ! Le projet de reconversion doit être «réel et sérieux» et (par ailleurs) être validé par un opérateur de conseil professionnel, et une commission paritaire interprofessionnelle régionale (CPIR).

Il ne restera plus qu’à France Travail de vérifier que toutes les démarches ont bien été effectuées par le salarié démissionnaire pour toucher les indemnités chômage.

France Travail : une surprise attend certains demandeurs d’emploi

A partir du 1er décembre prochain, les salariés souhaitant démissionner pour se reconvertir professionnellement pourront profiter d’un assouplissement des conditions d’accès à l’assurance chômage.

La durée minimale d’activité requise pour bénéficier de ces indemnités passera de 60 à 72 mois, soit de 5 à 6 ans.

Les salariés n’auront d’ici peu, qu’à justifier de 1 300 jours travaillés sur les 6 dernières années au lieu des 5 dernières années auparavant.

Comment fonctionne le «bonus emploi senior» ?

Le gouvernement prévoit aussi un «bonus emploi senior» afin de « les inciter à accepter un travail moins bien rémunéré que celui qu’ils avaient avant d’être inscrits à France Travail« .

« La perte de revenus, explique le magazine économique, sera compensée par l’assurance chômage ».

« Prenons un demandeur de 57 ans payé 3 000 € brut et qui est indemnisé 1 600 € mensuels par France Travail. Demain, si on lui propose un emploi à 2 000 € brut – donc 1 000 € de moins que son ancienne rémunération -, il pourra cumuler ce nouvel emploi à 2 000 € avec 1 000 € versés par l’assurance chômage», détaillait en mai dernier, le Premier Ministre Gabriel Attal auprès de La Tribune Dimanche.

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